Méditation : témoignages

Méditation au soleil couchant

Méditer… . Chacune, chacun ses propres techniques, ou objectifs (voir à ce sujet l’article “La méditation : c’était donc ça…!”).

Dans la continuité d’une vidéo d’introduction sur le sujet (disponible ici), ainsi que d’un relevé de 12 trucs et astuces destinés à faciliter l’approche de cette technique, il est question ici de se nourrir de témoignages et de l’expérience de personnes débutantes, … ou pas!

1. Armelle : la magnifique découverte

“J’ai commencé la méditation aujourd’hui. Je partage dans l’espoir que vous essayiez et que ça vous aide.

J’ai commencé par m’assoir en tailleur. Puis j’ai poursuivi par respirer profondément, j’entends par là respirer par les poumons et non par le ventre. Je me suis concentrée sur le mouvement de mon corps lors de cette respiration, c’est-à-dire mon buste grandit en même temps que mon ventre se rentre en inspirant et inversement.

J’ai poursuivi en essayant de prendre conscience de chaque partie de mon corps. J’ai commencé par ma tête, mon cerveau, en descendant jusqu’aux pieds. Je visualise dans ma tête chaque membre et je ressens ce que je ressens au niveau de ce membre.
Ensuite je me suis laissée aller en écoutant mon corps là où je le ressentais. Mon esprit allait d’une partie de mon corps à une autre.

J’ai commencé à ressentir une sensation d’apesanteur comme si mon corps ne pesait plus rien. J’avais l’impression qu’il avait gonflé mais il ne pesait plus rien.

Et là mon corps a commencé à bouger tout seul. Sans que je le décide. Je me suis recroquevillée jusqu’à que ma tête soit abaissée au niveau de mes pieds (j’étais assise en tailleur). Enfin tous mes muscles se sont contractés.

Je suis revenue à moi-même naturellement et une vague de joie et de bonheur m’a envahie. J’en suis encore tremblante.

D’après mes recherches, cette sensation se nomme le shakti dans la tradition indienne. On la retrouve dans la pratique de la méditation et du yoga. Il s’agit d’une force intérieure très puissante, une force vitale, une source créative de la vie et de l’univers.

Je vous encourage vraiment à essayer, c’est juste incroyable.”

2. Mao : du doute à la confiance

“A une epoque, rien que de penser au mot ‘méditation’ ou ‘yoga’ m’épuisait, impossible de m’imaginer faire une activité calme.

Mais il était grand temps que je réussisse à me donner des temps de repos, j’ai simplement commencé par trouver une méditation (accompagnée ou non) qui me correspondait (dans les sons, les voix et le temps) et puis sans me donner d’objectif en particulier, juste tenter dans un premier pas d’écouter et de me focaliser dessus.

Pour les premières séances j’avais choisi de faire de la cohérence cardiaque (pour ralentir le rythme cardiaque et donc le stress, l’anxiété), ça dure 5min donc c’etait plutôt gérable. Ensuite j’ai continué à approfondir mes recherches dans les musiques méditatives mais toujours dans un seul et unique but : tenter d’écouter et me laisser aller mais sans culpabiliser si je pensais à 1000 trucs en même temps.

Finalement maintenant je fais des méditations d’une heure, en général les 15-20 premières minutes je suis dans ma tête, et puis j’arrive à faire le focus sur ma respiration, je laisse juste les pensées passer en tentant de ne pas les analyser, je me concentre sur les sensations de mon corps.

Je ne suis pas encore une experte en méditation mais aujourd’hui ça m’apaise et me permet aussi de gagner en patience.”

3. Océane : “Comment ça marche??”

“Autant j’adore la partie sportive du yoga, autant depuis toujours j’ai beaucoup de mal avec le moment relaxation/méditation qu’il y a en fin de séance.

J’avais fait connaissance avec cette pratique déjà il y a plusieurs années, lorsque je faisais du théâtre car on l’utilise avant de jouer pour se détendre et rentrer dans son personnage. A l’époque ça m’angoissait carrément, maintenant beaucoup moins, mais je sens un inconfort, je m’évade dans mes pensées, comme si j’avais du mal à rester ”en moi” (ce qui est très contre-productif, vu que c’est quand même un peu le but^^).

Bref, j’ai l’impression que mes pensées vont trop vite, je n’arrive pas à les déposer et à me concentrer. Au contraire je cours après ! 🏃‍♀️

J’ai souvent entendu les gens réagir à ces petites séances en disant que ça leur faisait un bien fou, qu’ils s’étaient vidé la tête, qu’ils se sentaient recentrés… etc etc.

Mais comment ils font ? 😅”

4. Mélissa : prise de recul

“Je suis sensible à ce que je suis depuis quelques mois seulement, hypersensible et empathe. Une grande révélation et un soulagement de me sentir comprise et non plus bizarre ou originale.

Bien que j’apprenne à apprécier ce côté de moi je le subis beaucoup.

Je suis dans un cursus universitaire qui me met face à mes difficultés au quotidien (Master de Psychologie) mais malgré la difficulté que cela m’impose je ne me suis jamais sentie autant en phase avec ce que je voulais faire de ma vie.

Je suis une grande angoissée de la vie (sans blague ?) et j’ai accumulé pas mal de vécu traumatique (à ma petite échelle mais qui m’ont tout de même déclenché des troubles anxieux) mais j’ai appris avec pas mal de pratique de la méditation à prendre du recul et à me “raisonner”, même si parfois ça ne suffit pas 🤷🏻‍♀️”.

5. Marina : viser une meilleure relation avec les autres

“Mes émotions me pourrissent la vie depuis toujours.

J’ai trouvé ma solution dans la pratique de la méditation. C’est un premier pas, mais j’ai encore beaucoup de travail à faire pour apaiser mes relations avec les autres, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel.”

6. Samuel : le contrôle des émotions

“Quand j’étais jeune, j’étais hypersensible. Je pleurais tous les jours, je riais tous les jours. J’ai même été capable de faire les deux en même temps. Les émotions étaient intenses, mais ce n’était pas un problème.

Puis un jour, un accident, une fin d’adolescence mal vécu. J’ai tellement souffert… C’était tellement douloureux… J’ai violemment eu envie de mourir pour que cette souffrance s’arrête. Et depuis 20 ans je vis dans la peur panique, a chaque instant, que cette souffrance rejaillisse à nouveau. Je crois que je préférais mourir que d’avoir a revivre ça.

Alors aujourd’hui mes émotions, je les contrôle à fond, je les modère, je les coupe. Mais en faisant ça, je m’interdis de rire, je m’interdis de pleurer. Je ne suis plus vraiment moi-même, je suis un être sans émotion ou si peu. Je suis une sorte de zombie 90% du temps.. Bref je m’interdis de vivre.

Ce fameux lâcher prise, je travaille dessus, la méditation aide beaucoup d’ailleurs. Y réfléchir trop ne sert à rien car rien que de penser au mot lâcher prise, c’est déjà ne pas lâcher prise.

C’est comme le bonheur : d’après moi, la définition du bonheur, c’est de ne pas y penser.”

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