Excès et perfectionnisme : retranscription de la vidéo d’introduction

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Bonjour à toutes, bonjour à tous! C’est Manu Liard.

Comme à chacune de ces chouettes opportunités, je suis absolument ravi de vous retrouver pour introduire par cette nouvelle vidéo un nouveau thème d’échanges, et de partages, et de discussions, entre nous, entre vous…

Le thème que je souhaiterais traiter avec vous aujourd’hui est un petit peu délicat ou en tout cas, le sera pour certaines ou certains d’entre vous, puisqu’il touche un trait de caractère pas toujours évident à gérer, et souvent bien présent chez les HP. Il s’agit de l’excès, de l’excessivité en général, souvent provoqué par la passion, tout simplement.

L’excès, et de l’une de ses implications les plus frappantes chez les HP : j’ai nommé, le fameux perfectionnisme! Une véritable crasse, si j’ose dire… J’en sais quelque chose, croyez-moi…

Alors… pour vous parler excès, et excessivité, où tout est souvent considéré du moins comme étant “trop”,  je me suis dit qu’il serait assez adéquat que je me trouve dans un endroit où, si le véritable excès n’est pas forcément de mise, au moins, la démesure, quant à elle, y est bel et bien! C’est le moins que l’on puisse dire, avec ce qui m’entoure.

Et c’est endroit, c’est en fait, ici, à Dubaï.

Avant que je ne découvre cette ville, il en était une autre que je qualifiais de “trop”, à tous niveaux : c’est New York. Trop grand, trop bruyant, trop fun, trop fou! “The city that never sleeps!”, comme on dit souvent… La véritable démesure… Mais force est de constater, à ce niveau, que Dubaï joue franchement dans une cours nettement supérieure!

Plus sérieusement, le débat n’est pas ici de comprendre le pourquoi-du-comment-du-parce-que de la naissance et du développement de cette ville… un peu folle… on pourrait en parler pendant des heures… Ca serait forcément intéressant, bien sûr, en traitant de sujets politiques et macro-économiques… mais ce n’est pas le sujet!

La seule chose que je voudrais simplement vous dire, c’est que si vous en avez l’occasion, venez jeter un petit coup d’œil par ici, parce que c’est assez fou, et ça vaut assez le détour, c’est assez saisissant! Dont aussi Abu Dhabi, un petit peu plus loin, dont pour son fameux Musée du Louvre. Rien que le bâtiment est absolument superbe et magnifique!

Mais revenons à nos moutons : l’excès.

Vous me connaissez, j’aime bien savoir de quoi on parle. Et pour avancer dans cette voie, je me replie assez souvent, du moins au départ, à de simples définitions. Et dans le cas du mot “excès”, c’est plutôt amusant! Pourquoi donc? Eh bien simplement parce que, en réfléchissant à ce que j’allais vous dire aujourd’hui, sur base de mes propres expériences, de mes ressentis, mais surtout, de mes convictions, je me suis dit d’emblée : “Mais finalement, tout ça est très très subjectif!”. Enfin, du moins, je trouve. Vous ne trouvez pas?

Ce que je veux dire par là, c’est que, ce qui est excessif pour quelqu’un, ne le sera pas forcément pour quelqu’un d’autre, et vice versa, d’ailleurs. En clair, on tourne en rond! Et en découvrant la définition du mot “excès” dans le dictionnaire, je dois bien avouer que j’ai bien aimé!

Première définition : “L’excès correspond à une trop grande quantité, au dépassement de la mesure normale.”. “Normale?” Qu’est-ce que c’est? Qu’est-ce qui est normal? Et pour qui? Bonne question… Et puis, seconde définition, sur laquelle je tombe, dans la foulée : “L’excès est une différence, en plus, entre deux quantités inégales.”. Et là, en toute transparence, ça me plaît plutôt bien!

Pourquoi? Simplement parce que disparaît ici tout notion de normalité, que je viens d’évoquer. 8 excède 3 de 5, alors que 108 excède 103, aussi de 5. Donc, finalement, qu’est-ce qui est beaucoup? Qu’est-ce qui est “trop”?

On aime Dubaï ; on n’aime pas Dubaï. On aime New York ; on n’aime pas New York. On aime… n’importe quoi d’autre… la glace à la pistache, par exemple… Je vous dis ça, parce que j’en ai mangé une il y a moins d’une heure… une véritable tuerie! C’était très bon, j’adore ça!

Qu’est-ce que je disais…? On aime la glace, on n’aime pas la glace… On aime, ou on n’aime pas, de manière générale! Quel que soit le niveau de ce qu’on aime, de ce qu’on fait, le niveau de croyance que l’on a en certaines choses, de la confiance que l’on accorde à quelqu’un, où peut-il finalement y avoir une quelconque notion d’excès? Pour autant que l’on ne porte pas atteinte au bien-être, et encore moins à l’intégrité d’autrui, bien entendu.

Donc oui, tout est définitivement relatif, n’a d’ailleurs cessé de le répéter un certain Albert… Einstein…

Donc, une fois n’est pas coutume, … et celles et ceux qui me connaissent bien, ou qui visionnent fréquemment mes vidéos, l’auront noté : aujourd’hui, j’ai donc commencé à parler du POSITIF, du BON, des SOLUTIONS! Et j’écarte d’emblée ici toute notion de culpabilité. Car oui, pour tout-un-chacun, qu’est-ce qu’il est bon finalement d’être de temps en temps “excessif”, tout simplement! Et c’est encore plus vrai pour les HP!

Pourquoi donc? Simplement parce qu’il s’agit pour eux, pour vous, pour nous, de trouver, quelque part, un certain équilibre,.. certes, parfois hors normes, mais principalement par la recherche, l’exploration, l’ailleurs, le différent. Oui, vous êtes, nous sommes excessifs. So what?

Une fois de plus, loin de moi l’idée de vouloir prôner ici l’anarchisme, l’égoïsme, et encore moins l’égocentrisme… toutes des petites choses, des petites notions, des traits de caractère que je n’aime pas beaucoup… loin de moi cette, idée, bien sûr, que du contraire, d’ailleurs… Je dis simplement que, toujours dans le respect d’autrui, chacune ou chacun est, et reste libre d’être ce qu’elle ou il est, d’aimer ce qu’elle aime ou de ce qu’il aime, sans pour autant devoir impérativement se normaliser!

Là où il convient toutefois de se poser quelques questions, c’est lorsque nos propres envies, nos propres agissements nous posent un, voire plusieurs problèmes, à nous-mêmes, à soi-même. Là, bien entendu, cela mérite réflexion, Et sans doute corrections… au pluriel, d’ailleurs.

Pourquoi? Eh bien simplement parce que dans ce cas, il peut y avoir réelle souffrance, malaise, mal-être, ressenti par celle ou celui qui est concerné par ce phénomène d’ “excessivité”. Et comme je l’évoquais il y a quelques instants, au début de cette vidéo, l’un de ces excès… et même si certaines et certains le vivent très bien…, voire même l’exploitent, à bon escient, et c’est tant mieux pour eux, d’ailleurs… c’est donc le perfectionnisme.

Il y en a d’autres, bien sûr, de manifestations d’excès, et qui peuvent parfois mener à de réelles problématiques, de manière générale… Je parle du phénomène d’addiction. L’addiction au sport, par exemple… Je connais des gens qui sont complètement “addicted” au sport ou d’autres à certaines substances, dont l’alcool, ou la nourriture, le sexe…

L’addiction… c’est un phénomène qui n’est pas évident, sur lequel je travaille pour l’instant, et sur lequel je récolte des informations assez pertinentes, je crois, par le biais de belles rencontres, d’ailleurs… Informations que je partagerai avec vous, très bientôt, j’espère, par le biais d’une vidéo complémentaire sur ce thème.

Mais donc, le… perfectionnisme…!! Le perfectionnisme……… Euh… bon… nous sommes entre nous, je peux donc me lâcher un petit peu, et m’exprimer de façon complètement libre, et subjective, d’ailleurs… je dois bien le reconnaître… voire même avec des mots un petit peu crus, qui me viennent à l’esprit! Mais franchement, le perfectionnisme, qu’est-ce que c’est casse-bonbons!! Aïe aïe aïe!

Vous connaissez tous ce phénomène du parfait-plus-que-parfait! “Et si ça ne l’est pas, tout le monde va le voir!” Tu parles! “Et si tout le monde le voit, je vais encore passer pour une nouille!!” Et hop là! Là, on s’envole à la vitesse de la lumière vers le fameux syndrome de l’imposteur! Allons-y gaiement! Futur thème sur lequel je travaille aussi, d’ailleurs, vous verrez… Suite au prochain numéro!

Le perfectionnisme… J’ai un exemple qui me vient en tête : je ne suis pas du tout un informaticien, mais je maitrise assez bien un logiciel de gestion de données, qui s’appelle FileMaker Pro, initialement mis au point par Apple.

Et, dans le cadre de développements réalisés sur cette plateforme, il y a une partie graphique, où il convient de simplement mettre en page les rubriques, les tableaux, certaines images, parfois. Qu’est-ce que je suis devenu dingue, avec ce truc! Non pas que ça ne fonctionnait pas, au contraire. Ca m’a rendu en fait complètement chèvre, simplement parce que, si deux, ou trois, ou cinq, ou douze rubriques n’étaient pas parfaitement alignées avec tel ou tel autre élément, au pixel près, que ce soit verticalement ou horizontalement, ça ne me convenait pas! Mais pas du tout! J’ai bien dit : au pixel près! Pas au millimètre, ni au centimètre, mais au pixel!! Le cas échéant, je ne voyais QUE ÇA! Et, bien sûr, j’étais absolument persuadé que si je laissais la chose en l’état, ô sacrilège!, tout le monde allait le voir! Ce qui, bien entendu, le cas échéant encore, n’allait, bien entendu encore, jamais être la cas!

J’en ai perdu, des heures et des heures, sur ce genre de choses, encore et encore! Alors, une fois de plus, tout est relatif. Bien entendu que, pour certaines choses, pour certains domaines d’activité, pour un grand nombre de choses, une certaine dose de précision, voire de perfectionnisme, est effectivement nécessaire. Je parle ici, par exemple, du domaine médical, ou de l’aviation, par exemple, où il existe des règles, des instructions, des checks lists, qui, si elles ne sont pas respectées à la lettre, peuvent mener à deux ou trois petits soucis…

La grande différence que je vois, et que je voudrais mettre en avant avec vous (c’est bien là que je voulais vraiment en venir avec vous, et partager ça avec vous, dans l’objectif que, tout comme moi, vous soyez finalement beaucoup plus serein avec ce genre de phénomène), c’est qu’en fait, il est extrêmement important que ce ne soit pas, et que ça ne devienne pas obsessionnel. Car si ça l’est, ou si ça le devient, ce n’est pas bon…

J’étais très perfectionniste, avant. Je le suis toujours, parfois, pour certaines choses. Mais nettement moins. Et à tout le moins, plus jamais, ou presque, lorsque ça n’est pas franchement nécessaire. Et croyez-moi, on se sent nettement mieux en raisonnant de la sorte.

Alors, une fois de plus : solutions! Comment faire pour éviter ce genre de “travers”, ces pièges vers lesquels notre passion débordante, nous mène presque systématiquement? C’est à la fois simple et à la fois pas simple. Ca demande un petit peu d’exercice.

L’essentiel, c’est que, dès que vous vous en apercevez, dès que vous sentez que ça monte, c’est tout simple : arrêtez-vous! Tout de suite! L’objectif, c’est de prendre du recul, se poser des bonnes questions. Interrogez-vous, à savoir : que suis-je en train de faire? Quel est le réel besoin, l’utilité, l’essentiel de mes actes? À quels besoins, personnels ou pour d’autres, suis-je en train de répondre?

Ensuite, le plus objectivement possible, il est absolument important d’identifier le niveau d’exigence posé, soit par vous-même (ce qui ne sera pas forcément facile à juger objectivement), soit par d’autres. Et, en fait, de comparer. La question à vous poser, c’est : “Ne serais-je pas éventuellement, en train d’aller bien au-delà de ce qu’on me demande? Ou de ce que je me demande moi-même?”. Est-ce réellement utile, nécessaire?

Prendre ce recul, voire même… oui, c’est une bonne idée : demander conseil, demander l’avis d’autres personnes : “Tiens, regarde, là, ce que j’ai fait! Tu en penses quoi? Ca t’irait, toi? Comment tu trouves?”. Et d’écouter. Et d’agir en conséquence. Ou pas, d’ailleurs!

“Le mieux est l’ennemi du bien”. Je ne sais plus qui a dit ça, mais c’est assez vrai! Car il y a souvent, aussi, en conséquence, un autre phénomène qui vient se greffer là-dessus, lié à notre hypersensibilité, et au-delà du phénomène d’imposteur que j’évoquais il y a un petit moment : c’est qu’on se sent souvent atteint par la critique, en tant que HP, par les critiques, raison pour laquelle on vise, sans cesse, la perfection, dans le vague espoir qu’on n’ait pas à subir, justement, ces fameuses critiques. Et ça, c’est une erreur. C’est un piège qu’il faut absolument éviter, parce que c’est un leurre.

Quoi que vous fassiez… c’est un peu triste à dire, mais vous aurez toujours quelqu’un, quelques-uns, quelques-unes, qui vous critiqueront, et qui vous feront croire que ce que vous avez fait, ou ce que vous faites, n’est pas top, ou trop ceci, ou pas assez cela.

La solution, face à ce genre de phénomène? C’est tout simple : ayez vos propres valeurs! Et respectez-les! Vous réalisez quelque chose? Vous avez éventuellement demandé l’avis de l’une, de l’un ou de l’autre? Vous êtes finalement satisfait du résultat? Parfait! Point final! Vous voyez ce que je veux dire? Ayez confiance! Et soyez confiant, en vous. Ayez une belle estime de vous-même. Encore un thème que j’ai lancé, il y a quelques temps, via une première vidéo, depuis Paris, si mes souvenirs sont bons… Oui, depuis Paris, en partant d’une vidéo assez amusante d’Emmanuel Macron, quand il n’était pas encore Président.

Finalement, et c’est là que la chose est aussi intéressante, tout est un tout! Bienvenue dans le monde de la systémique, en fait! Ce que j’entends par là, c’est qu’en comprenant, en analysant, et parfois, en corrigeant certaines choses, mais thème par thème, étape par étape, chaque marche, finalement, de l’escalier, l’une après l’autre, comme dirait ma chère amie Dorine… Dorine Bourneton, en agissant de la sorte, à petites doses, et à chaque, ou à certains niveaux, la voie d’amélioration, de progrès, se déroule sous vos pieds, assez facilement, croyez-moi. Et ça, ça fait du bien! Vraiment, croyez-moi!

Et ce qui va me faire le plus grand bien, aussi, c’est ce monstre plouf! que je vais faire dans moins de dix minutes dans la piscine de mon hôtel! Parce-que, croyez-moi… là… ça chauffe!! Je me suis mis à l’ombre, mais j’ai vu un thermomètre, tout-à-l’heure, qui indiquait 42 degrés quand même!

Donc voilà… J’espère que ces quelques mots, aujourd’hui, vous auront apporté quelques petites pistes de réflexion sur cette fameuse excessivité, sur ce fameux perfectionnisme. Et surtout, que nous aurons l’occasion de débattre ensemble à ce sujet, par l’intermédiaire de commentaires, et autres apports individuels et collectifs, des unes, et des uns et des autres!

N’hésitez donc pas à agir, et donc à partager, à raconter, à donner votre avis, à fournir votre propre expérience, dans un esprit de partage, et de bienveillance.

J’ai chaud… je file!

A tout bientôt!

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